Après les plaines de Tikal, nous voilà partis pour la
montagne. Commence alors le trajet fastidieux jusqu’à Lanquin, un petit village
perché dans la montagne à côté duquel on va pouvoir visiter une réserve qui
abrite de magnifiques piscines naturelles formées par des plaques calcaires au
milieu d’une rivière.
Nous sommes donc partis tôt de notre petite chambre d’hôtel
sympa à El Remate, et après 6h de colectivo, 3 changements, une rivière
traversée dans une barque, un nombre inimaginable de dos d’ânes (très hauts qui
obligent quasiment le chauffeur à s’arrêter et font sauter en l’air les
passagers) franchis, et un grand nombre
d’obstacles sur la route évités (nous entendons par là que les villageois font
sécher leur maïs en plein milieu de la route et donc monopolisent une voie
entière) nous avons fait escale à Coban.
C’est une ville d’environ 60 000 habitants où nous avons passé la nuit. Nous avons eu le temps de nous promener sur le marché traditionnel, où les vendeurs étalent leurs marchandises dans la rue à même la chaussée. Oui, ils n’ont pas la même utilité des routes que nous on dirait !
Le lendemain nous repartons en direction de Lanquin, toujours
en colectivo (il n’y a pas énormément de bus dans la région) et après 1h30 de
route, c’est parti pour 10 km de piste dans la montagne. Autant vous dire que
nous avons été secoués comme des pruniers et que nous avons respirés pas mal de
poussière !
Arrivés au village, nous décidons pour une fois de suivre un rabatteur qui nous
conduit vers El Retiro, un petit coin de paradis, où ont été construit des
« cabanas » au bord d’une rivière. Les photos parlent d’elles même
(malgré le fait que j’ai du faire un génocide de cafards géant et oui la nature
ça a aussi ces petits inconvénients) :
Le surlendemain nous partons en direction de la réserve.
Pour nous y rendre il faudra parcourir encore 10 autres kilomètres de piste,
mais cette fois à l’arrière d’une sorte de camion benne, aménagé au moyen de
barres de fer (les mêmes que pour une bétaillère) debout au milieu d’une vingtaine
de touristes. Ce furent 45 très longues minutes que nous passâmes à nous
cramponner et à manger de la poussière dans cette charrette au grés des côtes
et des pentes du chemin.
Après s’être acquittés du droit d’entrée de 5 euros de la
réserve nous nous mettons en route vers un mirador qui permet d’avoir une
superbe vu du site. Bon 400 mètres de dénivelé et 30 minutes plus tard nous
avons pu nous reposer un instant et admirer la superbe vue bien mérité :
Nous nous sommes ensuite baignés dans ces eaux chaudes et
poissonneuses un petit moment avant d’aller boire un verre avec des amis
Québécois rencontrés plus tôt lors de notre transfert vers l’île de Caye
Caulker. Mais à force de traîner nous avons du faire du stop pour entrer au
village car il n’y avait plus de navette. On a pu donc s’assoir cette fois ci à
l’arrière d’un pick up (la benne), le grand luxe quoi ! Ca nous a également
permis de rencontrer des françaises qui parcouraient l’Amérique du nord pour
faire un reportage sur les conséquences des ravages industriels sur les hommes
et l’environnement.
Le soir nous avons fait un petit apéro au bord de la rivière
à côté de notre cabanas et nous avons retrouvé « Pancho el jagar » de
son surnom où le rabatteur qui nous avait indiqué ce super logement.
Il a pu nous exposer autour de quelques verres de rhum
béliziens (quelques ?) sa théorie sur la prédiction de la fin du monde
maya vu qu’il étudiait en plus de
l’économie l’astronomie maya et leur histoire.
Et bien on a pas tout compris vu qu’il a mêlé à tout ça l’arrivé de
jésus chris, mais en gros il ne s’agirait que du commencement d’un nouveau
cycle de vie et non de la fin du monde. Ouf alors, si Pancho l’a dit…
Salut ;
RépondreSupprimerA te lire, on se croirait dans "Pékin Express" !!
Les voyages en bennes de pick-up : ce doit être dépaysant... mais le chauffeur avait-il :
- sa ceinture
- son permis
- son assurance
- son contrôle technique
- son gilet jaune
- son triangle
- son éthylotest ??
Immergé dans ces pays, on doit prendre du recul sur nos modes de vie européens ...
Sinon, les cabanes sont un vrai décor de film !Incroyable de trouver des coins comme çà.
A plus
Fabien
Et bien non rien de tout ça mais le chauffeur avait une photo de vierge dans son pick up. C'est un résumé bcp moins encombrant de ttes les choses que tu as citées juste au dessus.
SupprimerOui c'est super dépaysant parce que après on se l'ai retaper le pick up benne pour retourner à Coba pr pouvoir descendre vers Antigua.
Mais ce qui est encore mieux c'est qd tu rajoutes une petite touche de maladie à tout ça, histoire de s'immerger encore plus ds l'exotisme. C'est sympa d'avoir tt le tps la gerbe, de chercher des WC en permanence, de voir pleins d'étoiles parce que tu fait qu'un repas par jour:!! c'est ça le vrai voyage lol.
Votre voyage me fait rêver! Il faut absolument que je partes faire un road trip comme vous ca doit être magique et surtout très enrichissant!
RépondreSupprimerah enfin des détails intéressant, t'aurais pas tripoté les chats du coin ou mangé une glace pas très fraiche ;)
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